Carnet de route

L'Italie

Le 02/12/2019 par Odile Brot

L’Italie du 30 mars au 14 avril

Atterrissage en Sicile pour l’équipe de cafistes, où nous retrouvons Vincent notre guide d’Alpimondo. L’Etna enneigé nous accueille du haut de ses 3300m, il domine Catane, ville profondément marquée par ce volcan et en deux fois détruite.

Nous prenons l’hydrofoil pour les îles éoliennes et arrivons sur l’île de Lipari. L’obsidienne et la pierre ponce témoignent de l’activité des volcans. De là, nous partirons chaque matin découvrir une des îles éoliennes. (L’hydrofoil est notre moyen de transport quotidien et le « Spritz aperol » notre boisson réconfortante!).

- Salina, c’est notre première vraie ascension jusqu’au « Monte del Porri ».

- Une journée inoubliable sur l’île Vulcano, montée vers le Grand Cratère, nous longeons la crête au milieu des fumées sulfureuses, le sol est jaune. De là-haut, la vue est exceptionnelle sur l’ensemble de l’archipel. Avant de repartir un bain chaud s’impose dans les boues odorantes.

- Alicudi, la plus petite des îles avec ses 50 insulaires, elle est sauvage, des cultures en terrasses, des chemins muletiers, des citronniers, des figuiers de Barbarie, pas de voitures, ce sont les mulets qui transportent les marchandises.

- Nouvelle journée sur l’île Stromboli, en fin d’après-midi : notre équipe motivée, accompagnée de Manuel, un guide local, accède au sommet du volcan. Toutes les 15 minutes une détonation retentit (nous aurons le son mais pas les images). Dans la nuit, le froid et le vent, nous dominons les cratères mais ils sont cachés sous les nuages, nous empêchant de voir les projections de lave (700m3 par jour). Bernadette a même ressenti la terre qui tremblait sous ses pieds.

Nous laissons Stromboli pour nous rendre en Sicile sur la face sud de l’Etna, le temps est bien couvert mais nous y croyons : au programme, montée en télécabine jusqu’à 2500m, puis ascension. Et non, la base des cratères sommitaux est fermée car l’activité volcanique est trop importante. Alors avec Pipo, le guide local nous descendons la pente raide dans la cendre, la neige et les scories. Nous parcourons les cratères silvestri où les coulées de lave ont façonné la pente en boutonnière.

Nous abandonnons les îles éoliennes pour rejoindre les Cinque Terre en Ligurie dans le golfe de Gènes. Depuis 1997 ces villages sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Installés à Levanto, nous allons découvrir les cinq villages côtiers caractérisés par leurs habitations colorées reconnaissables de loin et magnifiques vues de la mer, d’où nous avons eu la chance de les photographier avec le soleil. Jean-Paul a retrouvé le sourire car miracle, son appareil photo fonctionne.

Le sentier du littoral, « Via dell’Amore » est fermé à cause des éboulements, il faudra donc grimper davantage pour contourner le relief. L’arrivée par les chemins vertigineux offre des points de vue exceptionnels sur les villages et la mer turquoise. C’est aussi aux vignerons que nous devons la beauté de ces paysages entre ciel et mer, nous traversons les vignobles en terrasses et découvrons le trenini, petit train à crémaillère utilisé pour transporter la vendange. Le rythme de marche est bien tenu, de petites pauses facilitent la récupération et la bonne humeur, on blague et on ricane quand Christiane sort sa banane…

Chaque village se distingue :

- Monterosso par sa plage la plus fréquentée du littoral des Cinque Terre.

- Manarola avec ses terrasses en pierres sèches.

- Corniglia est accroché à son éperon rocheux, c’est le seul village privé de port.

- Vernazza, village vieux de 1000 ans, il conserve les vestiges des murs fortifiés et des tours de guet bâties au XVIe siècle pour protéger les habitants des attaques pirates.

- Riomaggiore, son port miniature est enserré dans une calanque étroite.

 

Vincent, notre guide nous fait également découvrir deux villages touristiques :

- Portovenere, à l’extrémité sud des Cinque Terre, son château des Dovia bâti au Moyen-âge se dresse sur un rocher dans la baie des Poètes.

- Portofino, plus au nord, de Camogli nous traversons cette péninsule recouverte de conglomérat. Ce sera notre dernière rando dans ce beau pays, bercé par la douce mélodie de la langue italienne.

Vincent n’a rien choisi au hasard : les sites, les randos hors des sentiers touristiques, les hébergements et les restaurants retenus pour leurs spécialités sans oublier le limoncello négocié pour oublier la fatigue du soir. Nous le remercions tout comme Patricia et Christian qui ont proposé ce voyage, pendant 15 jours ils ont permis à chacun de goûter à la « dolce vita ».

« Arrivederci » ou « Arrivedercho » ? dixit Christian

Odile Brot

Photos : Patricia Vallot







CLUB ALPIN FRANCAIS ANNONAY
CLUB ALPIN FRANÇAIS D'ANNONAY
2 RUE DU BARIL
07100  ANNONAY
Permanences :
vendredi 18h00 19h30
Activités du club