Carnet de route

Semaine blanche

Le 30/04/2019 par Luc

SEMAINE BLANCHE au Mont Dore: du 13 au 18 Janvier 2019

 

Les participants:

Catherine, Eliane, Liliane, Bernadette, Marie, Marie-Christine, Anne-Marie, Monique, Janine, Julienne, Martine, Yves, Serge, Francis, Charlie, Luc

 

Le Puy de Sancy est le point culminant du stratovolcan des monts Dore. Agé de plus d’un million d’années, il a atteint les 2500 mètres. Il s’est en partie effondré depuis, mais il reste de cette activité volcanique: les sources d’eaux chaudes, chargées de gaz, comme la source de la vallée de Chaudefour ou les eaux thermales du Mont-Dore et de la Bourboule.

Un dicton local établit que le «Sancy voit le blanc (la neige) tous les mois de l’année».

 

J1

Dimanche 13 janvier

Arrivée par temps gris et pluvieux, brouillard et vent, nous découvrons que la neige n’est pas très abondante et que nous devrons nous contenter de nos chaussures, pour découvrir l’endroit et ses beautés.

Départ pour cette prise de contact et première randonnée, direction le lac de Guéry: l’aller se fait par le Puy de la Corde et le Puy de d’Aiguiller (altitude 1520). La visibilité est réduite (50 mètres par moments), mais le savoir-faire de Catherine et Yves nous permet de faire les quelques 800 mètres de dénivelé (pour pas moins de 13 kms de marche) et voir le joli lac de Servières, avant de revenir aux voitures, via le GR 30.

 

J2

 

La météo restant la même que la veille, le départ se fait aussi par le lac de Guéry, pour nous rendre à la ferme du Puy May. Poursuite par la Balme d’Ordanche (alt 1460). Retour par le GR 30 pour un joli tour de 13 kms et un dénivelé de 500 mètres. Le vent est toujours fort, mais moins de brume et un temps un peu plus sec.

 

J3

Grand soleil prévu pour cette journée, aussi nous quittons l’auberge de jeunesse à pied, pour rejoindre le rocher et le salon du Capucin. Ensuite, nous gravissons le Puy de Cliergue (alt 1660) puis la tour Carrée (alt 1720). Cette fois, le soleil est au rendez-vous et comme une étrange pluie verglaçante est tombée depuis quelques jours, le sol et la végétation, les clôtures, fils de fer et piquets de bois, poteaux et rochers sont recouverts d’une belle couche de glace transparente. Le soleil jette partout les éclats du cristal. Les arbres ont revêtu une armure brillante, qui sonne au vent. Photos prises, tout le monde chausse les crampons pour un long parcours sur les crêtes (la vue est superbe) et escalade ces hauteurs, avant de redescendre par une pente fort raide le val de Courre, avant de rentrer au chaud à l’auberge, après avoir avalé quelques 800 mètres de dénivelé et bien dérouillé ses petites jambes au terme des 15 kms parcourus.

 

J4

Cette fois, nous partons du village de Mont-Dore. Direction le Creux des Bœufs où nous chaussons les crampons. Le soleil est présent cette fois encore. Comme la veille, il va nous permettre d‘admirer le vaste panorama. Jolie vue sur l’Aiguille du Diable, et le Puy de Sancy. Devinez la suite ? Il est bel et bien blanc. Nous atteignons ensuite le Roc de Cuzeau (alt 1720) que nous descendrons par le Col (du même nom). Retour par le plateau de Durbise. Avec un tel nom, on devine que le vent l’aime bien. Nous confirmons. Retour pour la modique somme de 850 mètres de dénivelé et 18 petits kilomètres de marche avec les crampons. On laisse les chamois traverser tranquillement les pentes du roc.

Tout le monde se montre très à l’aise avec cet accessoire devenu, sur ces terrains complètement verglacés, indispensable.

 

J5

Départ en voiture pour Prends-Toi-Garde et direction, pour la cascade Du Queureuilh. On laisse la ferme de la Tache pour le col de la Croix Morand (Alt 1400). Toujours dans la bonne humeur malgré la grisaille et les averses de neige, le retour s’opère par la cascade du Saut Du Loup. Jolis tuyaux d’orgue de glace et draperies délicates en prime. 14 kilomètres, 500 mètres de dénivelé.

 

J6

Retour du soleil pour ce dernier jour. Nous nous séparons d’une partie de nos amis (qui ont un autre agenda) pour la vallée de Chaudefour. À la maison du parc, nous laissons les voitures et cheminons dans un paysage paisible, en creux de vallée. Autour de nous, la Dent de la Rancune (comme son nom l’indique, elle est énorme ou petite plus on progresse) et la Crête du Coq, où certains aperçoivent quelques chamois («ça bouge? Si, mais non, et si!»). Pique-nique dans un sous-bois. Vue sur le Puy de Ferrand.

Afin de n’oublier personne, il faut rappeler que trois d’entre nous avaient prévu de skier (fond, piste) à Besse. Le soleil aidant, ils ont aussi pu randonner au col de Croix Morand.

Ce petit récit serait incomplet si j’omettais de parler des moments conviviaux du soir à l’auberge de jeunesse. Pour rappel, j’ai trouvé que l’endroit avait été fort bien choisi par les encadrants. Commodités et équipe de jeunes gens motivés et serviables. Les soirées (pour ceux qui n’avaient pas trop sommeil) ont été faites de parties de babyfoot (avec les jeunes d’une structure de réinsertion et leurs éducateurs, qui ont séjourné à l’auberge durant la même période), d’apéros inoubliables où chacun a apporté, outre chaleur et bonne humeur, du carburant (toujours original) que nous avons tous apprécié (en consommant ces plaisirs de manière modérée, comme il se doit). Sans oublier les parties de cartes du soir. Mais là je dois le dire, je mentirais si j’en parlais, parce que j’ai dormi au Mont-Dore comme une marmotte. Comme quoi le bon air…

 

Luc







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